Rachat de soulte : comment conserver votre bien après un divorce ou une succession

Par l’équipe IN&FI Crédits Lyon Métropole · Relu par Alexandre Ruiz, co-gérant · Publié en juillet 2026 · Lecture 7 min

Une séparation ou une succession place souvent les co-propriétaires d'un bien devant un choix : vendre, ou racheter la part de l'autre. Le rachat de soulte permet de garder le logement — encore faut-il le financer intelligemment, en intégrant tous les frais de l'opération. Voici comment cela fonctionne.

La soulte, c'est quoi exactement ?

La soulte est la somme que vous versez à votre ex-conjoint, à un co-héritier ou à un co-indivisaire pour racheter sa part du bien et en devenir seul propriétaire. Elle se calcule à partir de la valeur vénale du bien, déduction faite du capital restant dû du crédit en cours :

Soulte = (valeur du bien − capital restant dû) × quote-part de l'autre

Exemple : un bien estimé 300 000 €, un crédit restant de 120 000 €, une détention à 50/50. La valeur nette est de 180 000 € ; la soulte à verser est de 90 000 €. La valeur du bien est fixée d'un commun accord, par un notaire ou par expertise — un point à soigner, car il conditionne tout le montage.

Ce que le financement doit couvrir (et qu'on oublie souvent)

Le prêt de rachat de soulte ne finance pas que la soulte elle-même. Un montage complet peut intégrer :

Réunir l'ensemble dans un seul financement, une seule mensualité est précisément l'intérêt d'un montage en regroupement : la mensualité est calibrée sur votre nouvelle situation, celle d'un foyer qui passe de deux revenus à un seul.

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Divorce, succession, indivision : trois cas de figure

À retenir : Le rachat de soulte permet de conserver le bien en rachetant la part de l'autre : soulte, crédit en cours repris, prestation compensatoire et frais de divorce ou de succession peuvent être réunis dans un seul financement, jusqu'à 25 ans avec garantie hypothécaire. La clé : une mensualité calibrée sur votre nouvelle situation, validée avant de vous engager chez le notaire.

Vos questions fréquentes

Comment se calcule une soulte en cas de divorce ?

Sur la valeur nette du bien : valeur vénale moins capital restant dû du crédit, multipliée par la quote-part de votre ex-conjoint. Pour un bien de 300 000 € avec 120 000 € de crédit restant détenu à 50/50, la soulte est de 90 000 €. La valeur retenue peut être fixée à l'amiable, par le notaire ou par expertise.

Peut-on inclure la prestation compensatoire dans le financement ?

Oui. Lorsqu'elle est fixée en capital, la prestation compensatoire peut être intégrée au montage, au même titre que la soulte, le rachat du crédit en cours et les frais liés au divorce (droit de partage, notaire, avocat). Tout est alors réuni dans une seule mensualité.

Sur quelle durée peut-on financer un rachat de soulte ?

Avec une garantie hypothécaire sur le bien conservé, le financement peut s'étendre jusqu'à 25 ans, ce qui permet de tenir une mensualité adaptée à un foyer passé à un seul revenu. Vos prêts immobiliers en cours peuvent, selon les cas, rester en place.

Que se passe-t-il si mon ex-conjoint refuse de vendre ou de céder sa part ?

Nul ne peut être contraint de rester en indivision : à défaut d'accord amiable, le juge peut ordonner la vente du bien aux enchères (licitation). Avant d'en arriver là, une proposition de rachat de soulte solidement financée — avec un accord de principe bancaire — est le meilleur argument de négociation.

Sources et liens utiles : Service-public.fr — Partage des biens en cas de divorce · Notre page Offres : le rachat de soulte

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